Le choix : Djibouti à la croisée des chemins (1/6)

Posted Date: Thursday, November 28, 2013

Abdillahi Ojor Article dédié à ceux luttent et aux martyrs J’ai commencé cet article en voulant honorer la mémoire de Ahmed Dini, Un homme intègre et un homme de principes, le genre de personnalité que nous avons besoin actuellement, l’homme de la situation. Des que j’ai pris la plume, les noms des héros et des martyrs ont défilé devant moi et puis ceux qui luttent actuellement, les Oulémas et les politiciens, la lutte continue depuis. Ils partagent tous la même mission : rétablir la justice «Cadaalad baan donayna dulmiigaan diidaynaa» Aujourd’hui comme hier, ils nous interpellent, pour la lutte à la justice, les cheikhs du fond de leurs cellules. Les politiciens devant le choix déchirant du dilemme de l’heure, être des leaders ou des dealers. Les Oulémas attendent patiemment la justice divine et un réveil populaire. Mais une question se pose? Qu’est ce qui fait que ceux qui luttent terminent leur course au trou et non au panthéon et leur mémoire à l’oubli? Qu’est ce qui ne va pas avec notre société? Quels sont les leaders qui méritent notre respect? Quelles solutions pour sortir de l’impasse? Une culture corrompue Le traitement que réserve notre peuple à ceux qui luttent, ceux qui refusent de plier l’échine, ceux qui payent de leurs biens et mêmes de leurs vies leur engagement pour l’indépendance, la justice, la liberté et la dignité humaine est inacceptable. C’est un traitement symptomatique d’une culture corrompue, c’est une culture de suicide collective qui récompense les lâches, les sangsues, les paresseux et les antis héros. La culture est une question de choix quotidien entre liberté et servitude, entre justice et injustice, entre grandeur et ridicule, entre lutte et lâcheté entre oubli et mémoire entre vie et mort. Nous vivons dans un petit monde à l’envers, imagine quelqu’un qui vole les caisses de l’État et cela n’indigne personne au contraire il s’affiche et s’exhibe. Un tortionnaire se promène dans nos rues et un homme qui ordonne la justice doit s’inquiéter pour sa sécurité. Pour nous remettre à l’endroit, la peur doit changer de camp, le mérite doit retrouver ses candidats. L’histoire se répète, une solution s’impose pour finalement mettre les ressources ensemble pour corriger cette culture d’un autre âge. Dans une de ses notes, Rabeh, qu’Allah lui fasse miséricorde, a souligné ¨que nous voulons régler des problèmes culturels avec des solutions politiques. Il faut de ce fait repenser la lutte, il nous faut un mouvement d’abord pour appuyer les partis, il nous faut un réveil populaire sinon cela risque d’être un jeu de bonnet blanc, blanc bonnet ou Dupont et Dupond. Frantz Fanon reconnait dans son livre les damnés de la terre, les dommages des peuples soumis et subjugués par une puissance plus forte. L’aliénation avec tous les syndromes que cela entraine. Dans notre livre Saint Allah illustre la véracité de l’observation de la Reine Sabaa lorsque les puissances s’emparent d’une cité. « En vérité, quand les rois entrent dans une cité ils la corrompent, et font de ses honorables citoyens des humiliés. Et c'est ainsi qu'ils agissent. » En fait l’indépendance n’était que le début de cette lutte permanent contre les forces obscures, notre propre faiblesse, cela même qui nous rend vulnérable pour toutes sortes de prédateurs. Une longue marche s’impose vers la lumière et vers la liberté, le temps est arrivé pour mettre nos ressources ensemble pour cette libération et cette fois finale.

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