Jugé pour le viol de 66 enfants à l’étranger : "Des pédophiles profitent de la situation humanitaire"

Posted Date: Wednesday, June 22, 2016

Créé : 21-06-2016 15:05 COMPTE-RENDU D’AUDIENCE - Thierry Darantière comparaît devant la cour d’assises des Yvelines pour le viol de 66 enfants au Sri Lanka, en Tunisie et en Egypte entre 2002 et 2011. Cet homme de 52 ans est accusé d’avoir approché ses jeunes victimes à l’étranger, sous couvert d’action humanitaire. Un des rares dossiers de tourisme sexuel à aboutir devant la justice. Il reconnaît les faits. Et jure essayer de les "assumer". Il faut dire que les vidéos et les images pédo-pornographiques sont particulièrement "insoutenables", de l’aveu même des policiers spécialisés, pourtant habitués aux affaires de pédophilie. On n’en doute pas : ce qui est décrit devant la cour d’assises des Yvelines, à Versailles, peut être assimilé à des actes de torture et de barbarie. Fellations forcées, sodomies, introduction d’objets sexuels, recours à des seringues, une chevalière, du fil à coudre… C’est pourtant pour des viols et agressions sexuelles qu’est jugé Thierry Darantière, 52 ans, depuis lundi 20 juin. En toile de fond, le tableau de chasse d’un véritable prédateur sexuel : 66 jeunes victimes ont été identifiées au Sri Lanka, en Tunisie et en Egypte. Cet ancien directeur d’une maison de retraite du Pecq (Yvelines) a filmé et photographié ces scènes. Avant de les visionner à son retour, parfois depuis son bureau. Affaire "hors norme" Les faits ont été commis entre 2002 et 2011, alors que l’accusé s’envolait régulièrement au Sri Lanka, dévasté par le tsunami, afin d’assurer des missions humanitaires pour le compte d’une association bretonne. Il s’est aussi rendu en Tunisie ou en Egypte. Toujours sous la fausse bannière d’ONG. Un mode opératoire connu des policiers mais difficile à porter devant la justice en raison de la coopération internationale, peu efficace en matière de tourisme sexuel. Une affaire qualifiée d’"hors norme" par l’accusation. L’enquête a établi qu’il était allé au Sri Lanka à 21 reprises entre 2005 et 2012. Mais aussi en Tunisie et en Egypte, où une quarantaine d’enfants victimes ont été identifiés. Un lien de téléchargement de clichés pédopornographiques transmis par le FBI américain aux enquêteurs français l’a confondu. La chevalière qu’il portait à sa main gauche y figure sur plusieurs clichés. Au cours des perquisitions à son domicile, les policiers ont retrouvé des cartes de visite à son nom, se présentant comme membre d’une ONG. "Les faits son là, je ne sais que dire" Une couverture, selon les enquêteurs, pour approcher et être mis en relation avec de jeunes enfants dans les pays qu’il visitait. "Sous couvert d’humanitaire, des pédophiles profitent de l’implantation des ONG sur place pour approcher des enfants", explique à la cour la commissaire de police affectée à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), en charge des investigations. "Après le séisme au Népal, on a observé ce même type de phénomène", ajoute-t-elle. Thierry Darantière, chemise à rayures et pull marron, assiste avec attention aux récits des témoins depuis son box. "Les faits sont là, je ne sais que dire", tente-t-il, entre deux sanglots, après avoir été invité par le président à réagir aux déclarations de son frère aîné, selon qui ce "drame épouvantable" a "fracassé" sa famille. Le verdict est attendu pour mercredi. Lire la suite ici: http://www.metronews.fr/info/juge-pour-le-viol-de-66-enfants-a-l-etranger-des-pedophiles-profitent-de-la-situation-humanitaire/mpfu!UFXNBG3XwEmOU/

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